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1. Le commencement.

 

Jeune branleur à tendance feignant pendant mon adolescence, je n’arrivais pas à me projeter dans un quelconque avenir professionnel. Je préférais penser aux soirées houblonnées avec mes potes et aux conneries que l’on pouvait faire. Fatigué d’avance dès que je devais aider mes parents dans leur exploitation agricole en biologique, je savais déjà que je n’étais pas fait pour ça. Mais pour quoi étais-je fait? Cela à sommeillé en moi jusqu’à là première ficelle serrée sur un filet de porc biologique. Révélation. Joie. Excitation. Pour si peu certes, mais la flamme s’est allumée. L’étincelle rayonnante dans mes yeux écarquillés d’intérêt pour ce métier. Dix-sept ans passés que cette passion attendait de percer mon âme damnée.

J’aime ce métier plus qu’énormément de choses au monde, je ne peux imaginer me lever le matin, et ne pas travailler, ne pas ressentir tout ce que ce métier peut nous offrir. Je ne saurais l’expliquer correctement à quelqu’un qui ne connait pas ce travail. Travailler un produit que nous apprécions savourer, sentir, toucher, regarder. Apprendre tout les jours, car ce travail est complet, du désossage d’un morceau, à sa vente et au conseil de préparation/cuisson. Je pourrais passer des heures à parler de mon métier, que j’ai encore tant à découvrir. Mais alors? Pourquoi?

Pourquoi cette envie de découvrir le monde du végétarisme et du végétalisme? Pourquoi vouloir découvrir un mode alimentaire aux antipodes de ma profession et de mes habitudes? Peut-on cautionner le commerce de la viande, l’agriculture nécessaire à celui-ci, et défendre le végétarisme et le végétalisme? Car, ces deux modes alimentaires sont-ils seulement une alternative pour les défenseurs des animaux, ou bel et bien une alternative plus profonde?

A mon sens oui, l’alternative est bien plus profonde que la cause animale. C’est aussi une cause économique et écologique, suivant la manière dont ces choix sont pratiqués. Voici les deux premiers points qui m’interpellent dans l’envie de tester le végétalisme. Être un peu plus proche de mes convictions écologique, et découvrir une alternative économique.

Alternative. 

J’apprécie énormément ce mot, qui n’est pas un mythe. Quand on veut, on peut. Ce n’est pas forcément toujours évident, ça demande du temps et de la réflexion, ainsi qu’une réelle implication.
Je suis encore bien loin du résultat souhaité, et je pense, que plus on avance, et plus on a envie de s’investir pour défendre ses causes et opinions. J’ai déjà entamé l’an dernier, une sérieuse remise en question, sur divers points, et sur mon alimentation. J’ai passé un bon nombre de mois à ne pas dépasser deux repas viande par semaine, et à fuir sans concessions les grandes surfaces. Mais il y a encore à faire. De plus, ce que j’ai pu voir au cours de ces dix dernières années dans mon métiers, me pousse à fuir encore et toujours plus les grandes institutions commerciales, et à découvrir les alternatives sérieuses mais encore trop mal perçues par notre société consommatrice.

J’espère que vous y voyez déjà un peu plus clair dans ma démarche, je m’arrête là pour ce soir, et reviendrais demain sur ce parcours professionnel qui m’a apporté tant de dégouts et de remise en question. 

Bonne soirée 😉

 

 

 

 

 

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