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Flexi Butcher

Le végétalisme vu par un boucher/charcutier

Mois

mars 2015

Créativité végétale

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Le petit point difficile du mélange végétalisme/montignac, c’est de ne pas tomber dans la monotonie. Autant, si les repas protide-lipidique peuvent être  simple et riche en saveur, les repas glucide-protidique sont un peu plus complexe à imaginer. Surtout, qu’il faut essayer de gérer les bons apports au quotidien. Ce qui ne m’avait pas spécialement posé trop de problème lors de ma première expérience, basé sur le végétalisme classique. Ou je mangeais comme un roi, ce que bon me semblait.

Étant donné que j’ai encore un effort à faire pour éliminer 10 bons kilos, je compte bien réfléchir et me surpasser en terme de créativité.

Ci dessus présenté, voici mon assiette du soir, tout bio sauf, la racine de lotus. Taboulé à la semoule complète/lentille corail, racine de lotus et saveurs du sud (épices), et kamut germée. Vraiment sympa, surtout le taboulé. J’ai cuit la semoule avec une infusion eau/coulis de tomate, ail, échalote et épices. Un régal.

J’ai recommencé le test du Seitan maison, qui est en train de cuire. Je pense qu’il sera encore bien mieux réussi, j’ai retrouvé quelques pointes d’amidon dans le premier test réussi, et là, je pense qu’il est super clean.

J’ai cuisiné ce midi, le morceau qui me restait, avec des épices et du coulis de tomate, poêlé avec du bon choux fleur. Le seitan, c’est vraiment étrange, quand on y pense, et qu’on est en train de le fabriquer, mais c’est purement un délice!

Le monde est à germer!

Triste monde, triste…Ou se mélangent les relents nauséeux de haines, les flots acides et dépressifs, les instants de rage suprême et s’esquissent brièvement, les passages au fond des gouffres. Supporter jour après jour la déchéance mondiale, planétaire, voir l’histoire se répéter, sans cesse, et s’empirer, à grande vitesse. Et se regarder, face à face, les yeux dans les yeux, se perdre dans le reflet d’une glace, et se souvenir, se rappeler le triste fait, la dure réalité. Être l’être, humain, le mauvais, le puant, le sale, l’attardé. Être ce putain d’être vilain, faire partie de cette putain d’espèce. Les envies de s’écorcher vifs, lambeaux par lambeaux, fulminent

L’idée germe tout doucement, par instant, schizophrénique. Il est vraiment temps de se bouger, de réfléchir, d’assumer. De mettre des plans en actions, de transformer les essais. Il est putain de temps, de vivre selon ses opinions, et de s’affirmer dans une société qui part à la dérive.

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas à déjà perdu »Bertolt Brecht

Ce monde est à gerber, germons le, de graines, ci et là, fleurissons la vie, qui se noircit de jour en jour.

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En parlant de graine, le kamut est bientôt prêt, pour agrémenter une racine de lotus mijotée aux épices. J’ai déjà pu expérimenter pas mal de graines germées, à manger cru facilement, tel la luzerne, le lin, le chanvre, le radis, le fenugrec et cie. J’avais déjà tenté le riz germé, le blé. Et cette semaine, j’essaye les lentilles, et l’azukis (bio, mais pas local, tout comme la racine de lotus)

J’ai beaucoup à apprendre de la germination, et de la consommation, associé, cuits, crus. J’espère apprendre vite, car j’aimerais beaucoup intégrer plus fréquemment ce genre d’aliments.

Demain, photo du plat, et verdict 😉

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Seitan maison

Et voilà !

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Mon premier seitan maison réussi! C’est mon deuxième essai, et je voulais à tout prix le réussir. Je me suis basé sur cette recette : http://www.veganwiz.fr/2010/05/27/seitan-a-la-farine-t45/     et en partant d’une farine bio T65.

Un délice avec le choux kale poêlé.

Pour le bouillon, j’ai utilisé ail, oignon, girofle, sauce soja, curry, herbamare. Et c’est top!

Content de mon expérience, ça tombe bien, j’avais acheté un sac de farine de 5 kg exprès pour le seitan, je vais pouvoir recommencer bientôt, à savoir, qu’avec 1 kg de farine, je fabrique du seitan pour deux repas.

Lait de Soja (Step by step!)

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Tout commence par le pois, le soja. Pour ma part, choisis en bio, et en Français.

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Je prépare le trempage, 250g de soja dépelliculé, j’ai déjà essayé avec du soja brut, mais alors là, c’est galère.

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Je mets le soja dans un récipient pouvant contenir environ 1 L, et je le remplis d’eau. Au frigo pendant 24 heures!

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(la photo n’a pas été prise après le temps de trempage total, ça gonfle encore plus!)

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Je l’essore, et important, je garde l’eau de trempage (j’ai une réserve d’eau de trempage, rinçage, cuisson, qui me permet d’économiser de l’eau, ou pour l’arrosage de nos plantes, ou pour la réserve de chasse d’eau)

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Dans une casserole ou fait-tout, je mets les soja essoré, et je rajoute 2 L d’eau.

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Que je mouline! J’y rajoute 50g de fructose.

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On allume le gaz, pour amener à une température aux alentours de 70 degré, et je diminue le feu au maximum.

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De la mousse commence à apparaître, je vais laisser mijoter, en prenant le soin de remuer toutes les 5-7 minutes environ, jusqu’à ce que mousse ne soit plus.

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Je filtre, pour obtenir environ 1 litre et demi de lait de soja, et l’okara, que je vais faire sécher au four, ou congeler, suivant mes besoins.

Aussi simple que ça, et compter 2 euros 80 pour la fabrication de 3 Litre de lait de soja, maison, et vraiment très très bon!

Fracture ambientale et égoïsme. (Acte 2)

Ambiental : Environnemental, qui à trait à l’environnement, à sa protection.

La course, contre la montre, contre le temps lui même, bravant tout les codes, défiant toutes les mises en gardes, tout les bénéfices de l’apprentissage. Hors, n’est ce pas ce dernier, le pilier de notre civilisation, la richesse de nos cultures, le savoir de notre peuple? Il est mort, ce peuple. Mort, et bientôt enterré, brûlé, par ses propres flammes, violé par ses propres sexes, giclant leurs semences de haine, leurs embryons de stupidité. Apprendre, apprendre, encore, toujours, à nous en bourrer le crâne, à la barre à mine, apprendre, encore, toujours, pour ne rien retenir.

Défier, les codes, aussi logique et sain soient-ils, se dresser, encore plus haut, encore plus fort. Point d’adrénaline en jeu, seulement une érection, gigantesque, si dur, à en faire pâlir tout les aciers, toutes les roches, toutes les écorces, touts les ivoires. Exposer sa vigueur, mesurant son importance par ce petit bout de peau qui répand le fléau, au fil des saisons, au fil des ans, au fil…des générations.

Ces codes, que ni dieux, ni maîtres n’ont dictés. Ces codes, gravés dans les racines, ruisselant dans les cours d’eau, infiltrés dans les sols. Ces codes, si pur, sont les veines, les artères, blessées, de notre seule et unique mère. Celle là même qu’on repousse, dans une noirceur inégalable, celle là même qu’on renie, oubliant, qu’elle seule, nous offre tout. Cherchons un saint, cherchons un dieu, pour nous laver de tout ces pêchés, alors qu’il est encore temps, de s’accroupir, et de l’embrasser. Elle, si belle, si douce, imprévisible, fougueuse, charmante. Souvenons-nous, que chaque saveur, chaque sourire, chaque bonheur, chaque chaleur, émane de ses poumons, de ses reins, de ses tripes. Souvenez-vous, que chaque rancœur, chaque tristesse, chaque souffrance, chaque malheur, explose, de sa plus mauvaises créations.

Celle qui se moque de tout, adolescente éternelle, rebelle boutonneuse, suintant la merde à plein nez.

J’ai bien digérer mes fraises de janvier, celle là mêmes qui t’abime, mère! J’ai bien acheté ma viande bon marché, celle là même qui fait un demi tour de monde, pour décorer mon assiette jetable. Je suis un sadique, un détraqué, un pervers. Je veux répandre, enfanter, à tout va, laisser ces enfants de bâtards s’étouffer dans l’atmosphère chaotique, que je me tue à créer. Je te détraque, mère, balances, vaz-y mère, balances, les tremblements, ondules, vibres, mouilles par tes tsunamis. Tues en quelques milliers, on t’a préparé le terrain pour laisser passer les vagues, salées, glaciales. Effondres-toi, glisse, suffoques et part en artifices, exploses!

Peu importe l’avenir mère, j’ai envie de tout, besoin de rien. Je veux  cette seule chose ici que tu n’as pas crée. Je veux le pouvoir, je veux le pognon, rembourré sous le matelas, l’oreiller, dégueulant les placards, pour encore plus te marteler. Souffres, saignes, je veux te vider, encore, et toujours plus, sonder, forer, extraire. Je veux voir couler ton sang, je veux saigner avec toi, saigner  d’extase, les yeux possédés, en transe. Je suis un sadique, un détraqué, un pervers, et je suis fier de moi, mère. Car je suis un homme. Je suis ton déchet, ton cauchemar.

Choux Kale

En voici, un aliment vraiment très bon. Cela devait bien faire un an, que je n’en avais pas trouvé. Celui ci, est même local, et bio. Tout pour plaire.

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J’en avais goûté pour la première fois, quand je me fournissais chez un exploitant bio de bourgogne, qui produisait d’excellent légumes, et qui me fournissait mes orties pour l’année. Malheureusement, celui ci à cessé son activité. Comme le disait Salvador, le travail, c’est la santé, ne rien faire c’est la préserver. La retraite, et personne pour reprendre derrière, j’ai du abandonner mon Choux Kale. Et que vois-je hier, sur l’étal d’un producteur local, le saint Graal, avant la fin de sa bonne période. Profitons-en pendant qu’il en est encore temps 🙂

Celui-ci sera apprêté, avec amour. Cuit vapeur, avant d’être versé sur des oignons rouges et de l’ail poêlés, déglacé avec une touche de vin blanc, et saupoudrer de bonnes épices.

Voici un petit lien, fort sympa concernant cet aliment : http://vegecru.com/kale

Pour ce soir, je vais proposer la recette pas à pas de mon lait de soja maison, et sans machine, avec photos. J’ai de nouveau un peu de temps libre, pour bien suivre mon expérience 2.0, et pouvoir la partager.

L’idée du végétalisme me trainant de plus en plus dans la tête, j’ai hâte d’être en été pour expérimenter le végétalisme crudivore. Et j’ai découvert mon but, à mettre en place avant fin 2015. Le flexitarisme. Donc, Février et Juillet en total expérience végétalienne, et pour le reste, je vais méditer sur ce point.

A tout à l’heure pour le lait de soja 😉

Quand on prend le temps.

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Quand on prend le temps, de se poser, de respirer, de se faire plaisir, avec les choses les plus simples, bien souvent les meilleures. Une soupe de cresson mijote, avec quelques gousses d’ail, de l’échalote, ça parfume, doucement. Ça fleure bon…Ça chantonne, lentement, les airs de la région. Un lait de soja maison, qui refroidit, laissant délicatement une fraiche odeur d’un peu plus loin, toujours la France, dans ce qu’elle sait faire de bon.

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Pourquoi chercher plus loin, ce qui est là, tout proche de chez nous. Ce qui est là, ce qui réduit tout impact écologique. Quand on prend le temps, de chercher toutes ces richesses qui nous entoure, tout ce que nos terres peuvent nous offrir. Ça sent bon la terre, pourquoi voudrions nous chercher si loin, pourquoi voudrions nous autant sentir les  vapeurs du fioul? Financer sans cesses ceux qui ne nous le rendent pas?

Zéro déchet : Imprimer en mode Ecofont

LE BLOG DE JULE

Je ne sais plus quand j’ai fait cette découverte (probablement quelque part au début de 2014), mais c’en fut une belle!

Je vous présente aujourd’hui Ecofont, une police qui permet d’imprimer les documents qui doivent l’être de façon un peu plus écolo. Puisqu’une image vaut mille mots, voici un petit exemple de mon cru!

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Comme vous pouvez le voir, les lettres sont parsemées de petits points blancs, ce qui permet une économie d’encre! Maintenant, lorsque je dois imprimer quelque chose, j’essaie toujours de penser à utiliser cette police.

Sur le site d’Eco-font, il est possible de télécharger une version d’essai (celle que j’utilise), mais il est possible d’acheter un ensemble de plusieurs polices courantes en version écolo, soit Arial, Calibri, Times New Roman, Trebuchet MS, et Verdana.

Pour en savoir plus, je vous invite à faire un tour sur le site web d’Ecofont!

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Décrépitude sociale et consumérisme. (Acte 1)

« Décrépitude : Dégradation, délabrement physique et intellectuel dû à une extrême vieillesse. »

Le monde vieillit, jours après jours, heures après heures, minutes après minutes, nous emmenant tous dans les abîmes de l’âge, nous tous, être vivants. Chiens, loups, hommes, fourmis, abeilles, otaries, et j’en passe quelques millions. Des millions à vivre, à cohabiter, sous la menace des uns, sous les actes des autres. Et parmi ces milliards d’individus, ces millions d’espèces, une seule, une seule et unique tiens toutes les paires de  testicules à pleines mains, prête à se serrer pour admirer la douleur et la suffocation. Prête à bander de joie face au final. Au contrôle absolue, nous plongeant tous, vers la sortie.

Et une seule, refuse de voir les solutions, parfois radicales, sûrement drastiques. Cette seule même, vieillissante, dans une société auto-destructrice. Dans cette société en pleine décrépitude.

Locavorisme Vs. Libéralisme.

Des fraises en janvier, s’il vous plait! Celles-là même qui ne connaissent ni lumière directe, ni sol. Celles-là mêmes, qui se parfument de chimie, s’habillent d’artifices. La beauté, ce critère factice de vente…Parez un étron de dorure fine, il n’en sera pas plus qu’un étron. Mais c’est jolie, clinquant, pétillant, attirant pour l’oeil vide. Pour l’oeil, trompé. On achète, on sourit, et on oublie. Le prix est bas, Ô joie. On sourit à nouveau, et on oublie à nouveau, que quoi qu’il arrive, on en à pour son argent. On paye l’électricité, on paye les intermédiaires, on paye le carburant, on paye l’industriel négociant, on paye l’étalage de la grosse distribution, l’exploitant. Mais le produit lui, ne vaut RIEN. Tout comme surement, le salaire des ouvriers. Peu importe, des fraises en janvier? Celles-là mêmes qui ne sont sûrement pas française, peu importe des conditions de travail. Ici en France, on se soucie de soi, et peu du voisin, alors se soucier des ouvriers d’un pays voisins?

On adhère, on cautionne, on veut, tout, tout ce qui parait jolie, tout ce qui ne vaut rien. Des fraises en janvier, des tomates en décembre, de l’agneau de nouvelle Zélande. On veut les nourrir, ces marchands de carburants, ces industriels, ces grosses distributions, qui nous vendent du vent, du packaging, du carton et de l’air. Et nos ressources?

Et nos ressources, locales. Celles-là mêmes, travaillées avec amour, labeur, et sueur? Ne les veut-on pas? Si bosselées soient-elles, non calibrées, non débarrassées de toute la terre, souillant les racines, transpirant le vivant. Transpirant l’authenticité, le travail, le partage, transpirant la vie, suant la nature à plein nez. Celle-là même qu’on oublie, celle-là même qu’on souille, qu’on bafoue. Celle-là même qui suffoque de nos choix. Au nom d’une liberté. Celle d’enrichir ceux que nous haïssons.

Libéralisme? Au service du productivisme, et du capitalisme. Fausse idée d’une liberté, afin de faussement soulager le peuple. Il est temps de nous réveiller, de sortir doucement d’un rêve nauséabond.

« Consumérisme : Mouvement visant à donner aux consommateurs un rôle actif au niveau économique et social. »

Chaque cents dépensé, est une voix pour nos opinions. Chaque aliments consommé, est un vote. Aucun bout de papier ne changera le monde. Choisissons nos fraises, choisissons nos artisans, choisissons notre liberté.

 

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