« Décrépitude : Dégradation, délabrement physique et intellectuel dû à une extrême vieillesse. »

Le monde vieillit, jours après jours, heures après heures, minutes après minutes, nous emmenant tous dans les abîmes de l’âge, nous tous, être vivants. Chiens, loups, hommes, fourmis, abeilles, otaries, et j’en passe quelques millions. Des millions à vivre, à cohabiter, sous la menace des uns, sous les actes des autres. Et parmi ces milliards d’individus, ces millions d’espèces, une seule, une seule et unique tiens toutes les paires de  testicules à pleines mains, prête à se serrer pour admirer la douleur et la suffocation. Prête à bander de joie face au final. Au contrôle absolue, nous plongeant tous, vers la sortie.

Et une seule, refuse de voir les solutions, parfois radicales, sûrement drastiques. Cette seule même, vieillissante, dans une société auto-destructrice. Dans cette société en pleine décrépitude.

Locavorisme Vs. Libéralisme.

Des fraises en janvier, s’il vous plait! Celles-là même qui ne connaissent ni lumière directe, ni sol. Celles-là mêmes, qui se parfument de chimie, s’habillent d’artifices. La beauté, ce critère factice de vente…Parez un étron de dorure fine, il n’en sera pas plus qu’un étron. Mais c’est jolie, clinquant, pétillant, attirant pour l’oeil vide. Pour l’oeil, trompé. On achète, on sourit, et on oublie. Le prix est bas, Ô joie. On sourit à nouveau, et on oublie à nouveau, que quoi qu’il arrive, on en à pour son argent. On paye l’électricité, on paye les intermédiaires, on paye le carburant, on paye l’industriel négociant, on paye l’étalage de la grosse distribution, l’exploitant. Mais le produit lui, ne vaut RIEN. Tout comme surement, le salaire des ouvriers. Peu importe, des fraises en janvier? Celles-là mêmes qui ne sont sûrement pas française, peu importe des conditions de travail. Ici en France, on se soucie de soi, et peu du voisin, alors se soucier des ouvriers d’un pays voisins?

On adhère, on cautionne, on veut, tout, tout ce qui parait jolie, tout ce qui ne vaut rien. Des fraises en janvier, des tomates en décembre, de l’agneau de nouvelle Zélande. On veut les nourrir, ces marchands de carburants, ces industriels, ces grosses distributions, qui nous vendent du vent, du packaging, du carton et de l’air. Et nos ressources?

Et nos ressources, locales. Celles-là mêmes, travaillées avec amour, labeur, et sueur? Ne les veut-on pas? Si bosselées soient-elles, non calibrées, non débarrassées de toute la terre, souillant les racines, transpirant le vivant. Transpirant l’authenticité, le travail, le partage, transpirant la vie, suant la nature à plein nez. Celle-là même qu’on oublie, celle-là même qu’on souille, qu’on bafoue. Celle-là même qui suffoque de nos choix. Au nom d’une liberté. Celle d’enrichir ceux que nous haïssons.

Libéralisme? Au service du productivisme, et du capitalisme. Fausse idée d’une liberté, afin de faussement soulager le peuple. Il est temps de nous réveiller, de sortir doucement d’un rêve nauséabond.

« Consumérisme : Mouvement visant à donner aux consommateurs un rôle actif au niveau économique et social. »

Chaque cents dépensé, est une voix pour nos opinions. Chaque aliments consommé, est un vote. Aucun bout de papier ne changera le monde. Choisissons nos fraises, choisissons nos artisans, choisissons notre liberté.

 

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